Le pasteur Marcorel Zidor a dénoncé le comportement de la Police nationale d’Haïti (PNH) lors de la marche pacifique organisée ce samedi par le collectif Tèt Ansanm pou Lapè pour réclamer la paix et la sécurité dans le pays. Lors d’un point de presse, il a affirmé que les participants exerçaient leur droit constitutionnel à manifester. Il a aussi appelé les autorités à répondre aux revendications de la population.
Selon Marcorel Zidor, les participants avaient pris des dispositions pour maintenir la circulation pendant la marche. Ils occupaient notamment un côté de la chaussée. Le pasteur a précisé que des personnes à mobilité réduite et des femmes enceintes figuraient parmi les participants. Il a présenté la marche comme une mobilisation sans violence ni trouble à l’ordre public.
Le pasteur estime que les autorités doivent garantir la sécurité et la libre circulation avant de demander à la population de ne plus descendre dans les rues. Parmi les principales revendications, il cite le déblocage de plusieurs axes routiers du pays. À ses yeux, la population réclame la paix parce qu’elle vit, selon lui, une situation de « guerre ».
Marcorel Zidor a aussi appelé le gouvernement à privilégier un dialogue national avant d’organiser les élections. Il souhaite que toutes les composantes de la société participent à cette démarche et estime qu’un scrutin organisé sans consensus pourrait aggraver la crise actuelle. Il a plaidé pour une solution politique susceptible de réduire les tensions et de favoriser la stabilité.
Winder Bernard conteste le blocage de la marche

De son côté, Me Winder Bernard a dénoncé le blocage de la marche par les forces de l’ordre. Il a rappelé que des mobilisations avaient déjà eu lieu après le 3 janvier et le 18 mai sans, selon lui, provoquer une intervention similaire de la police. Pour Me Winder Bernard, les mesures prises contre les organisateurs sont intervenues alors que la marche du 22 août avait été annoncée à l’avance.
Concernant l’arrestation de Marckenson Dorilas, Me Winder Bernard a établi un lien avec la mobilisation prévue pour la paix. Selon lui, cette intervention pourrait constituer une tentative d’intimidation destinée à empêcher la marche. Malgré cette situation, il a affirmé que les participants avaient choisi d’éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre.
Me Winder Bernard a contesté l’interprétation des autorités sur la notification de la marche. Il s’est référé à l’article 31-2 de la Constitution, qui garantit le droit de réunion et de manifestation sur la voie publique. Selon lui, cette notification informe la police de la tenue de l’activité. Elle ne constitue pas une demande d’autorisation préalable.
Me Winder Bernard a expliqué que les organisateurs avaient transmis la notification par l’intermédiaire d’un huissier. Selon lui, le directeur départemental de l’Ouest de la PNH, Yvon Cantave, ne l’aurait pas reçue directement. L’avocat s’interroge donc sur la présence des policiers pour empêcher la marche, alors que les autorités affirmaient ne pas avoir été informées. Il a assuré que les organisateurs poursuivront leur mobilisation pour la paix jusqu’à l’amélioration de la situation sécuritaire.
Optimiste Média Info (OMI)