Djovany Michel accuse John Colem Morvan de mener une campagne de dénigrement liée au dossier des trafics d’anguilles en Haïti

Djovany Michel accuse John Colem Morvan de mener une campagne de dénigrement liée au dossier des trafics d’anguilles en Haïti

PORT-AU-PRINCE, 7 septembre 2026 – Le secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC), Djovany Michel, affirme être la cible d’une campagne d’attaques orchestrée en raison de ses dénonciations sur les présumés trafics illicites liés au commerce des anguilles en Haïti.

Dans une déclaration publiée ce lundi 7 septembre sur son compte X (anciennement Twitter), le journaliste soutient que John Colem Morvan aurait été recruté pour le prendre systématiquement pour cible chaque fois qu’il évoque ce dossier qu’il qualifie de sensible.

Selon Djovany Michel, cette affaire remonte à 2023, année durant laquelle il avait publiquement dénoncé Micatin Morvan, présenté comme le frère de John Colem Morvan, dans une présumée affaire d’escroquerie ou de détournement de fonds via le service MonCash.

Le responsable du RHAJAC affirme également que John Colem Morvan, qu’il décrit comme étant proche de Moïse Jean-Charles, serait utilisé par un réseau d’intérêts pour tenter de le discréditer et de faire obstacle à ses prises de position publiques sur le commerce des anguilles.

Djovany Michel rappelle qu’un rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations unies en février 2025 évoquait l’utilisation présumée du commerce des anguilles par des réseaux criminels pour des activités illicites, notamment le blanchiment d’argent. S’appuyant sur ce rapport, il appelle l’Organisation des Nations unies à rendre publics les noms des personnes concernées et à envisager des sanctions contre les individus qui seraient impliqués.

Le journaliste affirme par ailleurs que John Colem Morvan intensifie ses attaques contre lui chaque fois qu’il réclame des éclaircissements sur ce dossier. Il l’accuse également de promettre à certains trafiquants de drogue qu’il serait en mesure d’intervenir afin de faire classer ou étouffer leurs dossiers judiciaires.

Malgré ce qu’il décrit comme des menaces de mort, des pressions judiciaires et des campagnes de diffamation, Djovany Michel assure qu’il poursuivra ses enquêtes et ses dénonciations. Il réclame notamment que toute la lumière soit faite sur les activités de Moïse Jean-Charles, Betty Lamy, Walson Sanon et Fritz Richardson Junior, entre autres.

Le RHAJAC affirme soupçonner ces personnes d’être impliquées dans des activités criminelles utilisant le secteur des anguilles comme couverture, notamment pour le trafic de cocaïne, le blanchiment d’argent et le trafic d’organes.

À ce stade, les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces accusations, qui demeurent des allégations formulées par Djovany Michel. Aucune décision de justice établissant leur responsabilité n’a été portée à la connaissance du public.

« Ce dossier ne peut pas être enterré », conclut Djovany Michel, réaffirmant sa volonté de poursuivre ses dénonciations malgré les risques qu’il dit encourir.

Tèt Ansanm Pou Ayiti critique l’interprétation de l’article 149 par Alix Didier Fils-Aimé

Tèt Ansanm Pou Ayiti critique l’interprétation de l’article 149 par Alix Didier Fils-Aimé

Tèt Ansanm Pou Ayiti a dénoncé ce lundi, lors d’une rencontre avec des personnalités de la CARICOM, ce qu’il considère comme une mauvaise interprétation de l’article 149 de la Constitution par le Premier ministre Didier Fils-Aimé. La structure était représentée par le pasteur Marcorel Zidor, dit « Pasteur Marco », et son secrétaire général, Me Winder Bernard.

À cette occasion, Tèt Ansanm Pou Ayiti a remis deux documents aux représentants présents. Le premier prend la forme d’un mémoire, tandis que le second porte sur l’interprétation de l’article 149 de la Constitution par le chef du gouvernement.

Par cette démarche, Tèt Ansanm Pou Ayiti entend faire connaître sa position aux personnalités de la CARICOM et attirer leur attention sur cette question constitutionnelle. Les deux documents constituent ainsi les principaux éléments transmis par la structure au cours de cette rencontre.

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Miami : cinq morts après la sortie de piste d’un avion-cargo Amazon

Miami : cinq morts après la sortie de piste d’un avion-cargo Amazon

Un avion-cargo exploité pour Amazon Prime Air a provoqué la mort de cinq personnes et fait cinq blessés, dimanche 6 septembre 2026, à l’aéroport international de Miami, en Floride. Le Boeing 767-300 a quitté la piste lors de son atterrissage avant de percuter plusieurs véhicules. Trois blessés se trouvent dans un état critique.

La Federal Aviation Administration (FAA) indique que l’appareil, immatriculé N1997A et affecté au vol 7598, a quitté la piste vers 14 heures, heure locale. L’avion venait de San Juan, à Porto Rico. Les autorités n’ont pas encore déterminé les circonstances précises de l’accident.

Après avoir quitté la piste, l’appareil a franchi les limites de l’aéroport et traversé Northwest 67th Avenue. Il a ensuite percuté plusieurs véhicules avant de prendre feu. Un important nuage de fumée noire s’est élevé au-dessus de la zone, tandis que les secours intervenaient rapidement sur les lieux.

Plus de 60 pompiers ont participé aux opérations d’urgence. La maire du comté de Miami-Dade, Daniella Levine Cava, a confirmé le bilan de cinq morts et cinq blessés lors d’une conférence de presse. Le chef des pompiers, Ray Jadallah, a précisé que trois blessés se trouvaient dans un état critique et que les secours avaient transporté deux autres victimes à l’hôpital.

Cet accident est survenu environ 24 heures après celui d’un monomoteur qui s’est écrasé samedi près de l’aéroport Sierra Sky Park, à Fresno, en Californie. Quatre personnes se trouvaient à bord. Les secours ont constaté la mort de deux enfants sur place, tandis que les deux adultes ont rejoint l’hôpital dans un état critique.

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Cité Soleil : Junior Wilson Delphin s’inscrit comme électeur et annonce sa candidature au poste de CASEC

Cité Soleil : Junior Wilson Delphin s’inscrit comme électeur et annonce sa candidature au poste de CASEC

Le Gwètò D de la commune de Cité Soleil, Junior Wilson Delphin, s’est inscrit comme électeur le vendredi 4 septembre 2026. Il a effectué cette démarche dans un centre d’inscription et de vote (CIV) situé au parc industriel. Il a profité de cette occasion pour annoncer sa candidature au poste de CASEC dans la section communale de Varreux 2.

Dans une déclaration à la presse, Junior Wilson Delphin a appelé les Soleiléens à effectuer les démarches nécessaires pour obtenir leur fiche d’électeur. Il estime que la participation citoyenne permettra à la population de choisir ses représentants et de contribuer au changement du pays.

Le candidat a également parlé de la situation générale d’Haïti, qu’il juge préoccupante. Il souhaite que les citoyens vivent dans de meilleures conditions et participent davantage aux décisions qui concernent leur avenir.

Junior Wilson Delphin a aussi évoqué la mobilisation des citoyens du secteur vodou. Il les a encouragés à s’inscrire comme électeurs et à exercer leur droit de vote.

Le candidat a enfin appelé les autorités à garantir un processus électoral « crédible et honnête ». Il souhaite également voir les citoyens participer pleinement aux prochaines élections.

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Cyberescroquerie et détournement de données présumés : Jean Philippe Brun convoqué par la justice

Cyberescroquerie et détournement de données présumés : Jean Philippe Brun convoqué par la justice

Le juge d’instruction Paul Eronce Villard convoque Jean Philippe Brun, représentant de la société Unigestion Holding S.A., qui opère sous le nom commercial Digicel en Haïti, pour répondre à des questions sur des faits présumés de cyberescroquerie et de détournement de données numériques. Le magistrat fixe la comparution au mercredi 9 septembre 2026 à 10 heures, au Cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Dans une invitation datée du 2 septembre 2026, le juge Villard indique qu’il mène une instruction préparatoire à la suite de plaintes avec constitution de partie civile déposées par plusieurs anciens abonnés de compagnies d’assurance. Le magistrat évoque des faits qui auraient été commis dans le cyberespace pendant au moins dix ans.

Le document cite notamment la cyberescroquerie, le détournement de données numériques et la violation des principes de confidentialité parmi les faits présumés examinés dans le cadre de l’instruction. Le juge cherche ainsi à recueillir les explications du représentant de la compagnie sur les faits dénoncés.

Paul Eronce Villard demande à Jean Philippe Brun de lui fournir tous les documents et pièces susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité.

Cette convocation intervient dans le cadre d’une procédure qui doit permettre au magistrat de vérifier les faits rapportés dans les plaintes. À ce stade, la justice n’a pas établi la culpabilité de Jean Philippe Brun ni celle de la société concernée. Les faits mentionnés dans la convocation restent donc présumés.

Jean Philippe Brun doit comparaître le 9 septembre devant le juge d’instruction afin de répondre aux interrogations de la justice. Cette audition pourrait permettre au magistrat de poursuivre ses investigations sur les accusations de cyberescroquerie et de détournement de données numériques.

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