Le pasteur Marcorel Zidor et Me Winder Bernard dénoncent une entrave au droit de réunion lors de la Marche pour la Paix du 22 août 2026. Les deux responsables proposent aussi l’ouverture d’un dialogue national inclusif avant la tenue des prochaines élections.
Dans une note à la presse, le pasteur Marcorel Zidor, président de Tèt Ansanm Pou Lapè, et Me Winder Bernard, président de REPONS AYITI, présentent le dialogue comme une alternative à l’organisation précipitée du scrutin. Ils veulent réunir les différents secteurs du pays autour de la sécurité, de la gouvernance et de la transition.
Les deux responsables estiment que les conditions actuelles ne permettent pas encore d’organiser des élections sûres. Ils évoquent l’insécurité, les déplacements massifs de population et le contrôle de certains territoires par des groupes armés. Ils craignent que le scrutin prévu le 13 décembre 2026 entraîne de nouvelles violences.
Le pasteur Marcorel Zidor et Me Winder Bernard précisent qu’ils ne rejettent pas les élections. Ils réclament plutôt un scrutin libre, crédible, inclusif et sécurisé. À leurs yeux, les autorités doivent d’abord améliorer la situation sécuritaire afin de protéger les électeurs.
Ils invitent les autorités et les acteurs politiques à participer au dialogue national. Ils souhaitent aussi la participation des secteurs religieux, économiques et sociaux. La communauté internationale est également appelée à prendre part aux discussions.
Cette démarche doit permettre de trouver un accord sur la sécurité, la gouvernance et la transition. Elle doit aussi définir les conditions nécessaires à des élections démocratiques.
Les deux responsables dénoncent également l’intervention des forces de l’ordre pendant la marche, notamment à Delmas 33. Ils mettent en cause Yvon Cantave, responsable de la DDO Ouest 1, qu’ils accusent d’avoir contribué à empêcher la progression du cortège.
Le pasteur Marcorel Zidor et Me Winder Bernard affirment avoir informé les autorités de la tenue de la marche. Ils indiquent que Yvon Cantave avait reçu une notification officielle par voie d’huissier. Ils rapportent aussi la présence de policiers en uniforme, dont certains cagoulés et lourdement armés, ainsi que d’hommes armés en civil et de véhicules officiels.
Les deux responsables demandent une enquête indépendante et impartiale sur les événements du 22 août. Ils souhaitent aussi la conservation des vidéos, des témoignages et des autres éléments susceptibles d’éclairer les circonstances de l’intervention des forces de l’ordre. Ils annoncent des démarches auprès des instances compétentes et des structures de défense des droits humains.
Le pasteur Marcorel Zidor et Me Winder Bernard réaffirment enfin leur engagement en faveur d’une démarche pacifique. Ils défendent le droit de réunion et la liberté d’expression. Leur position repose sur un même mot d’ordre : « La paix d’abord. La sécurité ensuite. Les élections après. »
optimiste Média Info (OMI)